Les rapaces
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|  | J’ai choisi d’approfondir un peu mon travail sur les grands oiseaux des Pyrénées par une planche qui permette de comparer les envergures et de reconnaître les silhouettes en vol. Il y aura donc 8 candidats : le Gypaète Barbu, le Vautour Fauve, l’Aigle Royal, le Percnoptère d’Egypte, le Milan Royal, le Grand Corbeau, la Buse Variable et le Chocard à bec jaune. La planche de Frêne choisie pour le dessin des oiseaux provient de la scierie de Thierry Lou Poueyou de Bielle, à quelques kilomètres d’ici. Elle mesure environ 90 par 32 cm au plus large et présente une belle surface bien lisse, les veines du bois apparaissent nettement. |
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21 juillet Les oiseaux seront au 1/10ème, je commence par le Gypaète, son envergure sera donc sur la planche de 28 cm. Dès le début je suis surpris par la réaction du bois, les veines sont très tendres, elles noircissent beaucoup plus vite que le reste de la surface. Cela a pour effet de créer des rayures qui m’ont contrarié au début, mais il me semble finalement que cela reste acceptable... |
27 juillet Le tracé du Vautour fauve est plus facile car son plumage est plus contrasté que celui du Gypaète. Par contre, les niveaux qui apparaissent avec les différences de dureté du bois perturbent la lecture de l’image et rendent le travail lent. Quand la pointe aborde la surface plus tendre, il faut aussitôt accélérer et alléger le mouvement en même temps pour éviter de brûler trop vite. À l’inverse quand la surface est dure, il faut ralentir et appuyer davantage et parfois même augmenter la température pour obtenir le résultat souhaité.
2 août J'ai choisi, dés le début, de travailler dans le détail et de tracer chaque plume une par une. C'est un travail relativement long, mais les plumages étant très différents chacun nécessite un traitement particulier qui évite la monotonie. Le troisième rapace, l'Aigle royal, a les grandes plumes des ailes plus claires et striées.
3 août Le Vautour percnoptère est nettement plus petit que les autres et son dessin est plus rapide car il est quasiment en noir et blanc, donc peu de nuances à retranscrire ici. L'essentiel du travail se fera lors de la mise en couleurs. J'ai fait coïncider le départ des plumes du cou à une veine du bois pour utiliser naturellement une séparation, c'est le seul de ces oiseaux avec la tête sans plumes. |
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21 juillet Les oiseaux seront au 1/10ème, je commence par le Gypaète, son envergure sera donc sur la planche de 28 cm. Dès le début je suis surpris par la réaction du bois, les veines sont très tendres, elles noircissent beaucoup plus vite que le reste de la surface. Cela a pour effet de créer des rayures qui m’ont contrarié au début, mais il me semble finalement que cela reste acceptable... |
5 août Le Milan royal est le dernier de la planche, car je vais manquer de place pour les trois de plus que je voulais au départ. De toute façon, les sujets devenant de plus en plus petits les veines du bois deviennent vraiment gênantes pour la lecture comme pour le tracé. Ce sera d'ailleurs la leçon que je retiendrais de mon essai sur ce bois (le frêne), il vaut mieux choisir un sujet assez grand et être bien conscient de l'intervention importante des veines du bois dans le dessin. On voit bien cette la perturbation sur le Milan royal, dans l'aile droite. Avec le nom des oiseaux et leurs envergures respectives, la partie pyrogravure est maintenant terminée. Je passe une double couche de vernis avant de commencer le travail des couleurs. |
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8 août Première mise en couleur peu convaincante pour moi, c'est la première fois que je fais un essai sur une pyrogravure avec des lignes si serrées et je ne suis pas vraiment satisfait du résultat, j'ai même eu peur un moment d'avoir gâché la planche.
9 août Finalement, en corrigeant légèrement et en diluant davantage pour avoir encore plus de transparence, je parviens à un résultat qui me convient mieux. Avec la mise en couleurs de l’Aigle royal je suis un peu plus à l’aise et le rendu me paraît bien plus réussi. Je pensais passer beaucoup de temps sur le Vautour percnoptère, mais ce ne sera pas nécessaire car le volume est déjà donné par le travail en pyrogravure. Par contre la transparence du blanc n’est pas évidente à obtenir, apparemment il existe un additif pour rendre les couleurs acryliques, mais je ne connais pas encore ce produit. Je vais faire des recherches. Le traitement du Milan Royal est assez rapide, je dispose de plusieurs bonnes photos sur lesquelles je me base pour restituer les plus fidèlement possible les variations colorées de ce beau rapace. Le Milan est heureusement encore fréquent et facile à observer dans nos montagnes. L’ensemble est maintenant terminé, il aura demandé quand même un peu plus de 60 heures de travail.
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Voici la vue d'ensemble de cette planche, j'ai ajouté sur la gauche une petite échelle graduée pour mieux evaluer les dimensions réelles. Ce tableau appartient maintenant à une collection privée.

 | | Les rapaces - planche complète |
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