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 Ecureuil roux


Nouveau sujet avec un animal attachant, qu’on aimerait admirer plus fréquemment, l’écureuil roux. Si son nom évoque la coloration de son pelage celle-ci peut pourtant varier du roux au brun et quelquefois noir, seul le blanc sur son ventre ne varie pas. Les longs poils des oreilles qui lui donnent cet air particulier sont présents uniquement en automne et en hiver ; ils disparaissent lors de la mue du printemps. 

Ma base de travail est une composition de plusieurs photos que j’ai réalisées dans un parc animalier. L’écureuil n’est pas, lui non plus, un adepte de la pose ; il est presque sans cesse en mouvement et sa jolie queue peut prendre des formes et des positions extrêmement différentes.
En assemblant plusieurs vues et en redessinant je suis parvenu à un résultat qui me convient.


Ecureuil



À l’aide d’un papier graphite, j’ai transféré le dessin sur une planche en tilleul de 18 x 23 cm.

Je n’ai pas repris tous les détails pour ne pas charger inutilement, mais simplement reporté les traits les plus importants notamment ceux qui donnent le sens du poil. Il me suffira de garder en référence le photomontage et mon dessin de base pour affiner l’ensemble directement avec le stylo graveur.

J’ai choisi, pour cette image, de travailler avec une seule pointe, la référence F9S.
 

 
 
 


Une fois le dessin reporté sur la planche, l’objectif est toujours de repasser tous les traits rapidement, pour pouvoir effacer le crayon graphite et éviter ainsi de salir la planche.

Je commence par une température plutôt basse correspondant au niveau 5 sur le potentiomètre de mon pyrograveur. Je n’aime pas donner trop d’indications sur ce sujet car chaque appareil a son propre réglage interne qui ne correspond pas forcément au mien ; chaque planche de bois également réagit différemment à la chaleur. Je préfère partir sur un réglage bas, ce qui oblige à faire des tracés assez lents et permets de prendre contact doucement avec cette image sur le bois.



Je baisse encore un peu la température pour les traits fins de la tête, du museau et du tour de l’œil ainsi que pour les moustaches. C’est une partie délicate dans laquelle il convient d’être particulièrement soigneux car elle est déterminante pour un bon résultat final. Le remplissage de l’œil en laissant un petit reflet de lumière donne déjà une “présence” au sujet.
Je continue de tracer tous les contours, ceux de l’arbre et des branches peuvent se faire plus rapidement avec une température plus élevée.



J’ai effacé tous les restes de tracés crayonnés pour une meilleure visibilité et surtout pour que la planche reste le plus propre possible, comme je l’ai précisé plus haut. Je concentre mon travail maintenant sur le pelage en particulier celui de la queue et sur les zones les plus sombres. J’essaie d’évaluer quelle intensité je peux obtenir sur cette planche pour poser le contraste général de l’image.


Je m’applique sur chaque trait à former une courbe pour éviter un aspect trop rigide.
Je fais également attention au chevauchement afin de ne pas avoir un poil trop bien peigné, ce qui est rarement le cas sur un animal sauvage.


L’écorce est traitée de façon simplifiée en serrant les tracés pour assombrir et en gardant des parties claires ponctuées de quelques points.

Je marque l’ombre sous la queue de l’écureuil par le moyen des petites hachures perpendiculaires courbées.



Ici, toujours pas de miracle : chaque poil doit être tracé, un par un ! Je vais assez vite en augmentant la température dans les zones sombres et pour le traitement des branches, mais je veille à la diminuer pour les poils sensibles, sur la tête et les détails des pattes, par exemple.



Cette image serait peut-être mieux avec une mise en couleur, je déciderais de cela plus tard. Pour l’instant la pyrogravure est terminée, il suffit maintenant de la protéger avec un vernis acrylique toujours en deux couches, dessus et dessous, pour éviter les différences de tensions dans le bois.


Une dernière correction

Je disais, dans mon précédent projet, que je m’aperçois souvent des défauts dans un deuxième temps…

Au moment de publier, je lui trouve un aspect un peu maigre notamment sur la queue…

Je rallume donc le pyrograveur pour remettre du volume en rajoutant des poils. Et voilà, j’espère que vous êtes d’accord avec moi, mais je crois que son allure est meilleure maintenant !


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